プルプルリン

Rapport de matage spécial été 2011

Et oui, tout arrive : j’ai réussi à me ré-intéresser aux animes ! Ca faisait à peu près 2 ans qu’il n’y avait plus d’espoir pour moi, et puis il y a 6 mois, j’ai succombé à Twitter et  je me suis mise à suivre tout plein de gens dont j’avais arrêté de suivre les blogs, et à force de les voir parler anime, de la motivation pour tester les nouvelles séries de l’été est apparue :O_o: Et même pour en parler sur mon blog ! D’où cet article d’une banalité affligeante. Désolée :flankwak:

Pour l’anecdote, j’avais déjà tenté de le faire en 2009, en regardant tous les premiers épisodes des nouveautés de l’été. Ce fut un gros échec, parce que j’ai eu mieux à faire de ma vie et j’ai très vite laissé tomber toutes les séries dont je parle (j’ai juste terminé Tokyo Magnitude 8.0 et Canaan, bien après la fin de leur diffusion). Du coup pour ce nouvel essai, j’ai fait une sélection drastique des séries qui me tentaient vaguement, en me basant uniquement sur ce petit récapitulatif qui a circulé partout. Exit tout ce qui me lassait : clubs de lycéens/slice of life/ecchi-moe/shônen classique/histoires de détective, et j’en passe. On enlève aussi les saisons 2 ou 3 de séries que je n’ai pas vu, et ça n’a donc pas laissé grand chose, mais au moins j’ai réussi à tenir le rythme :sweat: Mais en jugeant uniquement sur des mini-résumés, une image et des critères de nazi, j’ai failli passer à côté d’un chef d’oeuvre comme Mawaru Penguin Drum, je déconseille donc fortement de faire pareil D:

Garantie sans spoilers ! (j’espère)

Blood-C (13/13) – :flanlove:

LA série qui m’a motivée à m’intéresser aux sorties de l’été. Si si, je vous jure. Parce que j’aime beaucoup beaucoup la licence Blood (au point que j’étais allée voir le film live tout pourri sans réfléchir), et chara design by Clamp = miam. Sauf que les Clamp ne sont pas seulement aux dessins, mais aussi au scénario (apparemment, pour tout ce qui n’est pas scène d’action), et comment dire… ça se sent énormément. J’ai pensé pendant les premiers épisodes que c’était une sorte d’hommage à leur style, mais non, elles sont les seules à pouvoir toujours manier les mêmes ficelles de la genki girl stupide qui aime la bouffe et que ses amis adorent parce qu’elle les fait se sentir plus intelligent (même si c’est surtout l’élément crossover bien évident qui m’a fait réagir).  En clair, cette Saya est une grosse cruche à couettes, qui me rappelle énormément des personnages comme Kobato,  et quand on connaît le charisme de ses précédentes incarnations, on ne peut que pleurer devant ce massacre (ce qui en a incité beaucoup à jeter cette anime au bûcher sans lui donner sa chance). C’est assez dur de ne pas se remémorer Blood +, de ne pas espérer à chaque épisode que cette Saya connaisse le même développement et ait le même passé. Pour ne rien arranger, la série prend son temps pour poser son contexte, et les trois premiers épisodes sont… vides. Saya chante qu’aujourd’hui il fait beau, Saya va au lycée et bouffe avec ses amis qui se foutent gentiment d’elle, puis pendant les 3 dernières minutes, elle zigouille un monstre histoire de justifier le titre de l’anime. Répéter pour l’épisode suivant. Pour peu qu’on ne supporte pas cette ambiance très clampesque, on est donc vite incité à abandonner la série. Pour ma part… j’aime les personnages concon et heureux de vivre, donc je me suis vite attachée à la demoiselle, me regardez pas comme ça.

Et puis, à partir du 4ème ou 5ème épisode, l’ambiance change TOTALEMENT, et on assiste à de gros massacres gratuits et à un véritable enchaînement de scènes bien gores, au point qu’elles ont été censurées par des bandes blanches pour la diffusion TV (qui recouvrent parfois totalement l’écran). Et je dois avouer que ça devient purement jouissif, parce que Saya a vraiment la classe quand elle s’y met, et même si les ennemis font pitié (… on dirait des monstres de sentai),  même si le scénario n’avance pas et qu’on n’en saura jamais plus sur Saya qu’elle ne le sait elle-même, on prends son pieds devant toute cette violence gratuite :cute:

Malheureusement, comme un film (et un manga ?) sont aussi prévus depuis le début, on sent que la lenteur est calculée et on sait dès le début que la série ne sera pas conclusive. Sauf que 5-6 épisodes auraient suffit pour ça, et c’est vraiment un parti pris étrange de développer autant le contexte en démarrant si calmement et en faisant fuir tous les téléspectateurs potentiels.

Quoiqu’il en soit, la grosse sadique en moi a ADORE cette série, et c’est avec impatience que j’attends le film en bonne pigeonne que je suis :D (en tant que petite nature, j’admets quand même que j’aurais détesté si ça n’avait pas été autant censurée, pas très envie de voir la version DVD)

Et j’ai écrit ceci après avoir vu 10 épisodes, petites remarques spoilerifiques sur les 2 derniers !

Spoiler
J’ai été quand même sacrément déçue par ces 2 derniers épisodes. Que tout soit une mise en scène, c’était évident, que les acteurs soient des gros con***ds, c’était pas obligé. Pas très surprenant de la part des jumelles, mais j’ai vraiment eu la rage pour Tokizane (que je prenais pour un nouvel Hagi), et je n’ai pas compris pourquoi ils ont passé l’épisode à maltraiter cette pauvre Saya, pour finalement conclure que c’était la star du show et qu’il ne fallait pas l’abîmer. C’était gratuit de gratuit, et ça m’a vraiment fait mal pour elle. J’ai aussi été déçue d’apprendre que cette Saya est finalement la même que celle de l’OAV d’origine, ce qui est quand même une grosse solution de facilité. Il me semble avoir lu dans une interview de Clamp qu’il y avait plusieurs Saya et que non, ce n’était pas la même, du coup je ne m’y attendais pas, et j’ai trouvé cette révélation très mal amenée (dans Blood+, c’était clair depuis le début). Du coup, youpi le film va mettre en scène la « vraie » Saya, les fans de Blood vont pouvoir revenir, mais perso, ce n’est pas ce que j’avais envie de voir. De projet original, la série devient soudainement une banale suite. A quoi bon s’être embêté à tenter quelque chose de nouveau avec cet anime alors ?

 

No.6 (11/11) – :flanmouais:


No.6, c’est le début de série qui m’a le plus enthousiasmé, et qui m’a vraiment convaincu de nouveau que les anime, c’était le bien. Les premiers épisodes m’ont vraiment plu, le générique de fin m’a pris plusieurs fois par surprise, j’ai vraiment adhéré à l’histoire et aux personnages dès le début. Et puis c’est joli et bien réalisé tout ça. Le scénario est intriguant et c’est donc à première vue une bonne petite série de SF, avec pas mal de déjà-vu mais qui promettait quand même d’apporter un petit quelque chose de nouveau et d’être passionnante jusqu’au bout. Toutes les conditions étaient donc réunies pour que cet anime se casse la gueule :domo:

Les 3-4 premiers épisodes étaient tellement trop bien que je ne comprenais pas pourquoi cette série semblait faire si peu de bruit parmi mes sources d’informations habituelles. Après quelques recherches, je suis vite tombée sur des réactions du genre “arg beurk shônen-ai jamais je regarderai ça”, ou au contraire des “omg kyaaaaa Nezumi x Shion” qui m’ont vraiment surprise, parce que les gens jugeaient sur le premier épisode où nos deux héros encore gamins se tiennent la main (je m’émerveille sur tous ceux que ça a choqué, ça ne m’avait vraiment pas gêné).  Il faut croire que la plupart était cependant bien mieux renseignés que moi et connaissaient l’oeuvre originale, car la série prend effectivement rapidement un vrai  tournant shônen-ai. Ca reste TRES innocent (au point que c’en est frustrant :ninja: ), mais cet aspect amène les défauts qui vont avec le genre : une attention beaucoup trop grande portée à l’”amitié” entre les deux héros, qui s’enferment très vite dans de magnifiques clichés seme/uke et deviennent deux têtes à claques insupportables.

J’ai beaucoup apprécié voir un épisode entier consacré à la nouvelle vie de Shion et à sa relation avec Nezumi, mais j’étais nettement moins enthousiaste quand j’ai vu les suivants suivre le même chemin, oubliant totalement de développer les éléments de l’intrigue présentés dans les premiers épisodes. Sur une série de 11 épisodes avec un scénario qui semble ambitieux, ça fait quand même grincer des dents, et je ne peux m’empêcher de penser qu’en virant toutes les scènes slice of life inutiles, ça ferait un bon film quand même… Pour ne rien arranger, on a de la SF qui finit par devenir de la pure fantasy, ça a bien pris à contre pieds ma crainte de ne voir que des clichés, mais du coup c’est juste un gros n’importe quoi auquel on ne comprends pas grand chose, et qui semble totalement rushé.

Peut-être que les light novels d’origine sont plus supportables (j’ai commencé un peu à les lire et ça me semble déjà bien plus sympa), et c’est resté assez intéressant jusqu’au bout pour que je n’ai jamais eu l’impression de me forcer à regarder, mais c’était plus pour juger de l’étendue du massacre que par intérêt pour l’histoire…

Ikoku Meiro no Croisée (7/12) – :vachesleep:

La série pour laquelle j’ai eu l’impression de m’être naïvement faite avoir en la choisissant sur un mini-résumé et la jolie nimage ci-dessus. J’avais été attirée par le pitch « une japonaise à Paris » en pensant qu’elle y vivrait une aventure quelconque, et en fait non. Rien. C’est du pur slice of life avec un perso tout moe énervant qui a l’air d’avoir 10 ans (il paraît qu’elle en a 13-14), qu’un vieux monsieur louche a ramené dans ses bagages et qu’il exploite pour faire son ménage, ce que son petit-fils désapprouve, mais il l’aime beaucoup cette Yune quand même. Quelques petits problèmes de différences culturels, omg Yune supporte pas le fromage au petit-déjeuner.

Voilà voilà, c’est tout. Yune fait toujours de son mieux pour servir ses maîtres en bonne esclave naturelle qu’elle est, sa pseudo romance avec Claude semble complètement malsaine à cause de leur différence d’âge trop marquée, et puis il y a une française blonde excentrique fan du Japon qui fait tout pour devenir sa BFF et qui tue l’ambiance paisible de la série à chacune de ses apparitions.

J’ai continué à suivre cette série par pur intérêt pour le contexte : on sent un certain réalisme dans ce Paris du 19ème siècle, avec l’éternel problème de la modernisation qui met au chômage ceux qui tentent de conserver la tradition (Claude tient un magasin d’enseigne en métal qui n’attire plus beaucoup de clients). Et puis c’est sympa d’entendre du vrai français dans un anime (mais qu’est censé vouloir dire le titre ?).  J’ai cependant du mal à trouver les non-aventures de Yune distrayantes ou reposantes (plutôt soporifiques pour ma part) et l’absence de suspense m’a rapidement fait prendre du retard puis mettre cette série de côté. J’ai vaguement envie de savoir comment ça peut bien se terminer (puisque l’histoire ne va nulle part), donc je n’abandonne pas définitivement pour le moment, mais je sens qu’elle va rester en pause longtemps.

Je ne pense pas que « La Croisée dans un Labyrinthe Etranger » soit une très mauvaise série et un ratage complet, donc je ne la descendrai pas plus que ça. J’en ai lu trop de bien pour être de mauvaise foi. C’est juste vraiment pas du tout du tout mon genre (mais alors pas du tout), j’ai été déçue dès le premier épisode et la suite n’a rien arrangé

Sacred Seven (2/?) – :flanmyope:


J’ai choisi de regarder cette série sans penser deux secondes que ça me plairait, parce que Sunrise + scénario sunrisesque, omg c’est peut-être le nouveau Code Geass ? :cowlove: Mais même s’il y avait quelques ingrédients similaires, comme le chara design presque identique (alors que Clamp n’a rien à voir là dedans, ça prouve que leur nom ne servait vraiment qu’à faire joli et que le vrai chara designer a fait ce qu’il voulait, et omg c’est même pas les mêmes sur Sacred Seven, wtf) et une vie au lycée qui s’annonçait riche en évènement hors-sujets destinés à ridiculiser les perso… les cailloux qui parlent, c’est non. Ca me fait mal aux yeux rien que d’y repenser (et aux oreilles-oni). Et le héros qui fait la gueule et semble détester tout le monde mais qui est super fort avec un grand coeur, c’est un modèle qui marche généralement bien, mais il lui manquait quand même le charisme infini d’un Lulu pour m’intéresser. Et c’est pas le clone de Sebastian/Claude qui allait me retenir non plus (mais c’est quand même le seul perso que j’ai retenu).

J’ai regardé les deux premiers épisodes, je me suis fait profondément chier,  j’ai préféré économiser mon temps de vie et laisser tomber…

Mawaru Penguin Drum (12/24) – :flanlove:

Une série que j’avais éliminée d’office à cause de son scénario qui semblait inintéressant. Et puis je sais plus, Twitter a fait beaucoup beaucoup de bruit, j’ai tenté, et omg chef d’oeuvre :O_o: Super drôle tout en étant super touchant, avec plein de pingouins qui font des conneries, un scénario wtf, et de la réalisation expérimentale super classe (ouais bon, moi pas critique professionnelle). C’est sans conteste le meilleur anime parmi ma petite sélection, et c’est aussi le seule à avoir droit à 24 épisodes. Du coup j’arrête le massacre et j’en écrit pas plus pour le moment, et j’attends la suite en brillant des yeux :whee:

Uta no Prince-sama (13/13) – :whee:

Une autre série que j’avais éliminé d’office, et par laquelle je me suis finalement laissée convaincre en voyant le bruit qu’elle faisait sur Twitter, encouragé par l’exemple précédent. Certains semblaient trouver ça vraiment drôle, d’autre avouaient que c’était leur plaisir coupable, et c’est donc sur ces seuls a priori et en tout confiance que j’ai visionné le premier épisode. Qui m’a donc beaucoup déçu, parce que je m’attendais à une comédie lycéenne très concon et très drôle, et à la place j’ai eu droit à un anime harem pour fille dans une école qui forme des idols, avec plein de bishônen qui m’ont fait fortement m’interroger sur la sexualité des mecs qui s’enthousiasmaient sur cette série. Et qui chantent des chansons pourries pleine d’engrish (mais très entraînantes et qui restent dans la tête), ça m’a pas mal rappelé Gravitation. Et en prime une héroïne qui a l’air aveugle mais qui ne l’est pas, qui est tellement tout douce et mimi que les beaux mecs se rassemblent automatiquement autour d’elle. Je n’ai pas l’habitude de voir des personnages féminins dans mes histoires de bishô, j’ai eu du mal à comprendre l’intérêt de sa présence au début…

Bref, vraiment pas le genre de série que j’avais envie de subir (même si harems pour filles > harems pour mecs), mais Itsuki le genki boy m’a beaucoup plu, et puis kyaaa Ichinose, et puis c’est super bien dessiné, et puis plaisir coupable hein XD

J’ai donc regardé chaque épisode avec plaisir , et c’est effectivement parfois tellement ridicule que c’en est hilarant, tout en restant toujours très très agréable à l’oeil. D’autant plus qu’on sent vraiment beaucoup que c’est l’adaptation d’un dating sim et que l’héroïne n’est que l’incarnation de la joueuse, et du coup ça m’a presque donné l’impression d’y jouer (et surtout donné très envie de m’y frotter en vrai). Mais ce n’est quand même pas l’anime du siècle, et le scénario tout comme les persos sont souvent très creux.

Je pense donc que sans être exceptionnelle, cet anime vaut le coup pour le chara design de la mort des bishô qui sont tous à baver (beaucoup de têtes à claques dans le tas, mais c’est une question de goût), mais je me demande toujours ce que les mâles hétérosexuels y ont trouvé ?_?

Nyanpire (10/12) – :cute:

J’allais oublier cet anime tellement j’ai du mal à le considérer en tant que tel, puisqu’il s’agit de tout petits épisodes d’à peine 1 minutes 30 réalisés en flash, autour d’un chat vampire tout kawaii et de ses amis. C’est un peu une version trash d’Hello Kitty, mais ça reste très très mimi. Avec un clip en guise de générique de fin deux fois plus long que l’épisode et kitsch au possible, où la chanteuse enchaîne les tenus de maid et d’infirmière *-*

Je pensais que le but était uniquement de promouvoir des goodies, mais apparemment c’est l’adaptation d’un dôjinshi (?!). Et je les veux ces goodies :domo:

 

Et je suis enfin arrivée au bout! Si jamais vous avez apprécié cet article (on ne sait jamais), ne vous attendez pas à lire son équivalent pour les séries de l’automne. Les séries TV US ont repris du service Ma motivation toute neuve est un peu retombée,  et du coup je n’en ai trouvé que deux qui m’inspiraient, c’est mal barré =_=;

A bientôt :vachemarche:

Moment Livejournal

Il parait que des gens ont trouvé vraiment intéressant des articles 100% racontage de vie comme celui sur mon expérience à Couic, et après avoir lu l’article mélancolique d’Hélia, j’ai vraiment envie de salir étrenner mon blog tout neuf en faisant un gros petit point 3615 ma vie.

Il y a en effet eu un peu de changement ! Ca fait à peine deux semaines, mais ça y est, j’ai atteint un de mes pseudo-buts dans la vie et ça mérite une annonce publique  :

je suis devenue fonctionnaire ! :flankwak:

Un petit yay, parce que ça fait tout de même quelques années que j’y pensais, et qu’à force de préparer des concours, j’ai fini par vraiment vouloir réussir. Et ça fait donc deux semaines que je travaille dans un lycée à faire des choses diverses et variées (pour l’instant, surtout à espérer qu’on me donne du boulot)

Long blabla inutile
Pour ceux qui n’ont pas suivi et qui pensaient que je faisais toujours des études de japonais, et/ou qui ne comprennent pas pourquoi j’ai arrêté, et puis pour ceux qui ne me connaissent pas du tout, petite mise au point : j’ai toujours eu pour but de passer des concours. Plus précisément, je me suis traînée jusqu’en M1 d’anglais avec un vague espoir de devenir traductrice, avant de me remettre sérieusement en question et de décider (après ENORMEMENT de réflexion) que la fonction publique était ma seule voie de secours pour avoir une vie tranquille niveau boulot (et ne pas avoir à me relancer dans des études plus professionnalisantes).  J’avais du coup tenté d’intégrer un IPAG (Institut de Préparation à l’Administration Générale) qui proposait une préparation aux concours A & B sur 1 an, mais j’ai raté les tests de sélection à l’entrée. Quitte à perdre une année supplémentaire en étudiant par moi-même, et parce que j’avais toujours regretté de ne pas avoir fait d’études de japonais, j’ai remis les couverts pour une 1ère année en LLCE japonais pour m’occuper. Et puis euh, j’ai vraiment beaucoup aimé et j’ai eu des supers notes, j’ai zappé les concours (pour le lol, je m’étais quand même payé des cours du CNED auquel j’ai à peine touché) et j’ai enchaîné en 2ème année. Là, ça s’est un peu moins bien passé (à cause de l’expérience Couic entre autres), c’est devenu plus dur et moins intéressant, au point de finir par faire tomber mes lunettes roses. Il m’aurait fallu minimum un master pour faire quelque chose du japonais, que je n’aurais pu obtenir qu’à 27 ans parce que le temps passe, et il faut absolument une autre formation en complément, et ça sera donc pour une autre vie où je me renseignerai mieux quand on me demandera ce que je voudrai faire après le bac.

Ca m’a fait très mal (parce que), mais j’ai donc plaqué mes études interminables pour enfin préparer et passer des concours. Pour ne pas rester chez moi toute la journée et gagner un peu d’expérience au cas où je ne réussirais jamais, j’ai aussi cherché du boulot, que j’ai relativement rapidement trouvé. Un job TRES tranquille dans un service de numérisation à dégrafer, classer et scanner de la paperasse à longueur de journée. C’était très répétitif et abrutissant, mais tout de même bien plus valorisant que mes précédentes expériences. Collègues sympa, bonne ambiance, pas la pire période de ma vie. Je m’imaginais commencer une grande carrière de freeter et mettre 3 ans à réussir à en sortir, mais j’ai eu la flemme et j’ai plu, alors mon premier petit CDD de 3 mois est vite devenu un CDD de 6 mois, puis 9 mois, et j’ai fini par démissionner précipitamment parce que le devoir m’appelait :sweat:

Malgré ma licence, j’ai préféré viser les concours de catégorie C, ceux de plus bas niveau qui ne nécessitent que le brevet et mènent à des tâches « d’exécution »,  parce que  je ne me voyais vraiment pas être parachutée du jour au lendemain grand chef dans un milieu que je ne connaissais absolument pas (de ce que j’observe pour le moment, j’ai eu raison). De plus, les concours de niveau supérieur demandent une certaine « culture générale » et un intérêt pour le monde et ses problématiques, que très honnêtement, je ne possède pas et j’ai du mal à développer (foirer des tests de sélection a une préparation était un signe).  Bosser 35h par semaines en passant mes soirées à étudier n’est pas non plus follement amusant, j’ai préféré ne pas voir trop grand.

Il est conseillé de passer tous les concours possibles lorsqu’on veut devenir fonctionnaire, mais je n’arrivais vraiment pas à me motiver pour ceux qui ne m’intéressaient pas du tout et j’en ai donc volontairement loupé pas mal. Le seul concours qui me faisait vraiment rêver, et le premier que j’ai passé (en janvier), c’était le concours d’adjoint administratif de chancellerie pour le ministère des affaires étrangères. Ah le MAEE, cet employeur merveilleux qui fait voyager ses salariés ! C’était de plus le seul concours à proposer une épreuve de langue et qui avait un léger rapport avec mes études. Sauf que les affaires étrangères, ça ne fait pas rêver que moi : il y avait environ 3000 candidats pour 30-40 postes (d’ailleurs le concours s’est déroulé dans un hall d’exposition…). Du coup, le niveau des épreuves est très élevé. Un petit 3ème n’aurait jamais pu les réussir, et je n’étais donc pas assez préparée.. Je n’ai pas été admissible pour les épreuves orales, j’ai pleuré pendant deux jours, mais de toute façon, je ne suis pas sûre de pouvoir supporter l’instabilité que des déménagements fréquents à l’étranger auraient entraînés. Mais j’en rêve toujours.

Un autre emploi qui me faisait envie, et là c’est à l’opposé total, c’était le concours de magasinier des bibliothèques pour le ministère de l’enseignement supérieur. Pour bosser dans les bibliothèques universitaires. Sauf que les sujets de concours étaient assez poussés, très durs à réussir sans avoir fait les études appropriées ou avoir déjà eu l’occasion de travailler en bibliothèque, et le petit 13  que j’ai réussi à décrocher était loin d’être suffisant pour être qualifiée. Pas trop de déception, j’avais peur pour le coup que ce soit une vie trop stable et vraiment trop chiante. Plus tard peut-être.

Le dernier concours qui m’intéressait, et ce fut le bon, c’était celui d’adjoint administratif pour l’éducation nationale. Sûrement le ministère qui embauche le plus, malgré les apparences, parce qu’il y a un concours par académie et ça fait donc plusieurs centaines de postes pour toute la France (mais ‘ils font presque tous les concours le même jour, au cas où vous auriez envie de tenter votre chance partout).  Cette fois, l’écrit était vraiment niveau 3ème et je me suis donc retrouvée sans problème admissible à l’oral. Une petite larme pour tous ceux qui ont trouvé ça trop dur, mais oui les surdiplomés vous volent votre concours et ça devrait être interdit de les laisser passer du C, je sais. J’ai quand même passé 7 mois à bosser mes maths et mon orthographe au total, c’est quand même un peu mérité merci.  L’oral de « mise en situation professionnelle » fut par contre une catastrophe, mais là on était sur du 2000 candidats pour 70 postes (parce que Paris) qui s’est réduit à 150 arrivé à l’oral, et c’est sans trop de surprise que je me suis retrouvée sur liste complémentaire. Le jury a clairement essayé de m’éliminer en me collant 8 à l’oral, mais mes 18-19 à l’écrit ont quelque peu compensés uh uh.

Mais bon, la liste complémentaire, ça reste un échec, du coup ça m’a laissé assez indifférente. Le jour des résultats (en juin) j’appuyais frénétiquement sur F5 en étant prête à bondir de joie ou à pleurer, et au final je n’ai eu aucune réaction. Un semi-ratage ou une semi-réussite ? Surtout l’incertitude, la vague possibilité d’être appelé en septembre pour la rentrée avec ceux de la liste principale, la vague possibilité que ce ne soit jamais. J’ai donc passé un été tout pourri à être toujours sur le qui-vive et à surveiller l’évolution de la liste principale, à ne pas oser partir en vacances trop loin et trop longtemps, et finalement, j’ai reçu un coup de fil surprise au début du mois.

 

J’ai été submergée d’un certain sentiment d’imposture quand mon tour est enfin venu, parce que  j’ai reçu des « félicitations » de partout alors que j’estime que ce concours, je l’ai foiré. J’ai eu une note de merde et je n’aurais jamais été prise si je l’avais passé dans une autre académie, où les gens se retrouvent sur liste complémentaire avec des 18. Mais prout à la fin, on s’en fout comment je suis arrivée là, j’y suis arrivée, c’est pas ma faute si j’habite où j’habite. Je commence  donc tout juste à réaliser que ça y est, j’ai plus trop à m’en faire pour mon avenir, que je suis du coup une sale privilégiée et que même si ma carrière est loin d’être toute tracée, on va fortement m’aider à avancer (d’ailleurs au bout de quelques années, on a le droit à des cours de préparation en IPAG, sur le temps de travail !). Et bosser dans les coulisses d’un lycée, même si ce n’était pas ma vocation, c’est quand même super intéressant  :cowhappy: Je suis loin d’avoir atterri là où j’aurais voulu (je suis à l’intendance d’un lycée, alors que j’aurais préféré être au secrétariat pédagogique d’une fac) mais ça fait partie des règles du jeu, on ne choisit pas sa première affectation. Quand je vois qu’on m’a déjà pris 2-3 fois pour une élève, je leur suis finalement reconnaissante de ne pas m’avoir mis dans une université, mes collègues auraient vraiment eu du mal xD  J’ai tout à découvrir, il y a plein de postes et de fonctions possibles, je peux aussi changer de ministère et continuer à rêver des affaires étrangères, et c’est assez effrayant de me dire que tout va maintenant prendre des années et que si la vie le veux, c’est parti pour 40 ans de carrière (j’espère cependant très fort que la vie finira par tomber sur un truc cool et totalement inattendu en cours de route). Quoiqu’il en soit je dois d’abord faire ma première année en tant que stagiaire (et j’ai vraiment l’impression d’être une petite stagiaire de 3ème parfois), et si j’arrive au bout ça sera déjà mon expérience professionnelle la plus longue :@_@:

Ca change aussi beaucoup à mon rythme de vie puisque que qui dit éducation nationale dit vacances scolaires :D Je trouvais que j’avais vraiment trop peu de vacances pour mon bien-être à mon précédent boulot (25 jours par an comparé aux 5 mois auxquels ma vie d’étudiante éternelle m’avait habitué…) mais je n’avais pas du tout réfléchi à ce bonus en passant ce concours ! J’ai donc une grande partie des vacances scolaires (ce qui fait 70 jours par an je crois), mais en contre-partie, je suis passée à 40h par semaine (j’avais déjà du mal avec 35), et  je commence un peu tôt. Donc je ne dors pas assez , je suis complètement cassée le soir, et si quelqu’un a un truc pour réduire ses besoins en sommeil, je prends. Mais j’attends avec impatience mes premières vraies vacances depuis que j’ai arrêté mes études, celles où je vais vraiment pouvoir larver sans avoir à étudier quoique ce soit et sans me sentir obligée de partir (avec QUE 25 jours, je trouvais vraiment que c’était du gâchis de rester chez moi), je suis heureuse rien que d’y penser, et tant pis si c’est la fin des tarifs hors-saison.

Bref, je suis pour l’instant assez enthousiaste, même si j’ai vraiment eu du mal le premier jour et que j’ai parfois de grosses crises de désespoir (surtout quand on me donne pas de boulot). D’ailleurs j’ai commencé à écrire ce post hier et il était tout déprimant, mais aujourd’hui j’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve *-*

Je ferai probablement un point sur mon boulot quand j’en changerai pour ne pas changer, à suivre un jour :vachehappy:

Hello world !

Bienvenue sur la nouvelle version de Purupururin! Ca a changé hein ?

Et oui, vous croyiez que j’avais complètement abandonné mon pauvre blog alors qu’en réalité, je travaillais à son avenir ! En effet, même si l’envie était là, je n’imaginais pas arriver à me remettre à blogouiller régulièrement  avec l’ancien design, que je trouvais trop étroit, trop enfermé, trop sombre, et surtout trop prise de tête. Pas question de continuer à passer autant de temps sur la mise en page de mes articles que sur leur écriture :scream: Je voulais aussi donner plus de place à mon Twitter,  vu que c’était le seul élément « vivant » du site (ça va, on le voit bien là ?). Mais comme modifier le design aurait impliqué de devoir reprendre tous mes anciens articles pour ajuster leur mise en page, alors que je n’ai même pas fini de reprendre tous mes anciens articles de Gamekult deux ans après ( :@_@: ) , j’ai opté pour une solution radicale : la remise à zéro. On efface tout et on recommence !

En clair, ce nouveau blog, il est tout vide ! :gonk: Mais rien n’a été supprimé, et l’ancienne version et tous ses articles ont simplement été déplacés à l’adresse suivante :

archives.purupururin.fr

Et une super bannière trop dure à faire !

Bon, en vrai déplacer l’ancien blog n’était pas aussi simple que ça en avait l’air, toutes les images ont disparues et les liens internes n’ont pas été modifiés, donc on va juste faire comme si et on verra ça plus tard :scream:

On m’a dit que ce n’était pas très malin de tout déplacer, car ça allait bousiller tous les liens que les gens avaient pu faire vers mes articles, mais j’estime que je n’ai jamais rien écrit d’assez important pour qu’on ait envie de le retrouver des années plus tard, et qu’au pire ils peuvent toujours fouiller les archives. Le plus important pour moi était de ne pas changer l’adresse du site et les flux rss. J’aurais pourtant bien aimé changer le nom du blog aussi, puisque je me suis lassée de ce titre qui ne veut rien dire, mais là ça aurait impliqué un vrai déménagement et l’achat d’un nouveau nom de domaine, tout en continuant à payer pour garder mon ancien blog tel quel. La radinerie l’a emporté :domo:

Un petit mot sur le design : j’avais donc envie de quelque chose à l’opposé de l’ancienne version, avec un fond blanc, une police plus grosse, rien d’enfermé. J’avais surtout envie d’un thème vache. Parce que. J’aime les vaches. Et donc pour l’anecdote, j’avais très très envie de rendre hommage à mon jeu préféré et ses vaches les plus mignonnes du monde, Harvest Moon. Plus précisément Harvest Moon : Animal Parade, vu que ça reste le seul volet de la série auquel je me sois frottée, et que le design des animaux y est différent par rapport aux anciens.

Evolution de la kawaiitude des vaches dans Harvest Moon

Après avoir écumé le net à la recherche de screenshots ou d’illustrations décentes sans succès, je me suis résignée à tenter quelque chose de farfelu : utiliser mes propres screenshots. Sauf que mon pc est loin d’être assez puissant pour faire tourner un émulateur Wii, et j’ai donc essayé de prendre des photos de mon écran. Lol. Bien sûr, ça n’a rien donné de satisfaisant (je rage parce qu’on peut prendre des photos dans ce foutu jeu, mais impossible de les récupérer ensuite), et ça a surtout eu pour conséquence  de me replonger dans le jeu :vachesweat: Je me suis en effet rendu compte que si j’avais bien fini la trame principale,  je n’avais jamais touché au « post-game », et donc euh… ça fait 1 mois que je suis de nouveau dessus tous les soirs et que ce blog est de nouveau passé à la trappe. Mais c’est bon, j’en ai un peu re-marrre, et me voilà-donc. C’était une illustration de ma motivation actuelle pour faire des mises à jour régulières, je garde des priorités bizarres et je suis susceptible de me laisser distraire par des jeux chronophages à tout moment…

A la place des vaches d’Harvest Moon, je me suis donc dit que Hiromu « Vache-sama » Arakawa avait forcément dessiné des vaches dans son nouveau manga agricole, donc j’ai repris Gin no Saji depuis le début et j’ai pris la première image avec une vache que je voyais. NON MAIS. Et j’ai aussi mis une vache d’Harvest Moon qui se demande ce qu’elle fout là, PARCE QUE!  Ce manga me plait beaucoup beaucoup de toutes façons, il mérite que je lui rende hommage :whee: (allez, un article dessus un jour ?)

Voilà, c’est encore un peu en chantier ici, et je ne suis pas sûre que modifier la déco me fera miraculeusement écrire un article par semaine, mais je suis quand même un peu plus confiante.

Et je remercie mon esclave Johann pour avoir fait toutes les modifications chiantes que je voulais sur ce thème WordPress, parce que c’est jamais comme je veux et c’est toujours inutilement compliqué de changer un petit quelque chose. Grr. Et puis aussi pour s’occuper dans un futur très proche de mon problème d’archives, merci bisous :cute:

A bientôt !