Rapport de matage n°45 2 janvier 2009
Dragon Ball 40th Anniversary OAV
Je ne suis étrangement pas passée à côté de cette nouvelle OAV de Dragon Ball, diffusée gratuitement sur la toile à l’occasion du 40ème anniversaire de Shônen Jump (ça fait pas 2 ans qu’ils fêtent leurs 40 ans ? O_o), et en stf svp. Ca faisait 11 ans qu’il n’y avait pas eu de nouvel anime de DB parait-il, youhou l’évènement ! (il me semble pourtant avoir vu un cross-over avec One Piece assez récemment >_>). Enfin pour ma part, étant donné que mon paternel regarde tous les jours DBZ en boucle sur MCM, j’ai eu beaucoup de mal à ressentir le poids des années ![]()
J’ai été assez déçue de voir que ce n’était pas une suite au manga et qu’ils avaient fait dans la facilité en proposant une petite réunion des persos peu après le combat contre Boo, donc juste avant le chapitre final. C’était cependant le meilleur moment pour réunir la plupart des personnages, et cette OAV n’avait vraiment aucun autre but. Des méchants ont débarqué, baston, humour, banquet final. J’ai trouvé ça très sympa bien que complètement incohérent, c’était marrant et c’est tout ce que j’en attendais ![]()
Sakura Taisen: New York OAV – 1 à 6
J’en suis très surprise mais j’ai beaucoup aimé ces OAVs. Après les chapitres sur Paris, je m’attendais à une daube de plus (surtout que je me souviens avoir lu une très mauvaise critique sur le jeu de New York), mais au final, c’était les meilleures de toutes les OAVs de Sakura Wars . Parce que même si les personnages ne nous sont pas présentés et qu’il s’agit très visiblement d’une suite au jeu, l’histoire est cohérente et les 6 épisodes se suivent clairement (waaaaa). Le nouveau cast est de plus très attachant (j’adore Gemini et Subaru <3). Les filles de New York sont vraiment névrosées comparées à leurs homologues de Tokyo et Paris (surtout Diana…), mais elles s’entendent aussi bien mieux, et c’est reposant. Shinjiro, le « remplaçant » d’Ogami, a quant à lui énormément plus de charisme que son aîné *-* C’est un gamin chétif mais il ne souffre pas du syndrome du héros masculin complètement transparent dont Ogami n’a jamais pu guérir dans les diverses adaptations animées. J’avoue que le fait qu’il passe les 3/4 de ces OAVs déguisé en fille sans broncher y est pour beaucoup dans mon intérêt pour ce personnage XD Revenir à du pur théâtre comme camouflage et faire jouer le capitaine avec les filles, c’est une idée géniale, dommage qu’ils ne l’aient pas eu plus tôt.
Des persos très sympathiques donc, mais pour le scénario c’était bien sûr pas trop ça. Le méchant de service a été recruté dans Yu-gi-oh (il était classe quand même) et les 2 derniers épisodes étaient une fois de plus des combats soporifiques. Mais l’ensemble était quand même bien développé, drôle et intéressant, et Sakura ne m’a même pas manqué (et ça me gène beaucoup moins de les voir faire n’importe quoi avec New York qu’avec Paris ^-^; ). Et avec ça, je comprends enfin tous les gags de fin de volume du manga, c’est pas trop tôt. Je savais bien que c’était possible de faire des OAVs intéressantes à partir d’un jeu sans larguer complètement ceux qui ne le connaissent pas…
Victorian Romance Emma – 1 à 12
Le manga m’intriguait et quand j’ai appris qu’il existait une adaptation animée (ça fait jamais que 3 ans -.-; ), j’ai sauté dessus sans hésiter. L’histoire d’une maid dans l’Angleterre victorienne, dont un jeune homme de bonne famille tombe amoureux, mais que demander de plus ? J’ai tendance à chier sur les histoires d’amour cucu mais on va dire que Emma, c’est mon guilty pleasure à moi xD
Ce que j’ai vraiment aimé dans cet anime, c’est le contexte. Pour tout vous dire, les décors m’ont semblé absolument identiques à ceux de Princesse Sarah, LA série culte de mon enfance, et rien que pour ça c’était génial <3 L’auteur d’Emma a très certainement abusé elle aussi des livres de Frances H. Burnett et de romances british, et le résultat c’est qu’à part le chara design, on a pas du tout l’impression de regarder un produit japonais, plutôt l’adaptation d’un bouquin anglais. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est réaliste (faut arrêter avec les princes indiens..), mais on y croit.
Quant au scénario, c’est bien niais bien sûr, mais pas au point d’en être énervant. Le personnage d’Emma est vraiment réservée, et l’innocence de Will qui tombe sous son charme dès la 1ère rencontre est touchante. Le lien entre eux se tisse très naturellement et progressivement, avec la distance polie qui sied à l’époque et bien sûr la menace de la différence de classes sociales en toile de fond. Mon seul reproche, c’est quand même le côté mélo poussé à l’extrême, avec des évènements tristes qui surviennent juste parce que et l’enfance d’Emma larmoyante à souhaits.
Je suis pas si pressée que ça de voir la seconde saison, mais c’est sûr que je jetterai un oeil au manga, et ça m’a fait plaisir de voir une série qui dégoulinait autant de classicisme comparé aux productions actuelles. Ca m’a aussi fait plaisir de voir un anime avec une vraie maid en tenue austère qui fait un vrai boulot de maid…
Detroit Metal City – 1 à 12
C’est assez violent d’enchaîner Victorian Romance Emma et Detroit Metal City, mais c’est ce que j’ai fait +_+; J’hésite à vous recommander chaudement DMC parce que j’ai comme l’impression que ça donnerait une mauvaise image de moi, mais prout, j’ai vraiment adoré XD
Il s’agit d’une succession de petites scènes mettant en scène Negishi, looser avec des goûts de jeune fille, et son autre personnalité, celle de Krauser II, leader d’un groupe de Death Metal. Negishi répugne totalement ce genre et ne ferait pas de mal à une mouche dans son état normal, mais il excelle dans son rôle de démon venu des enfers, capable de dire 10 fois RAPE en 1 seconde et censé avoir tué ses parents (entre autres). On ne nous dira pas comment il a atterri là, donc on va juste supposer qu’il a de sérieux problèmes mentaux, surtout que Negishi a malheureusement tendance à se comporter comme Krauzer lorsqu’il est bourré ou énervé XD Ce décalage rend les situations encore plus comiques, on se demande toujours jusqu’où Negishi/Krauzer peut aller, et il va quand même sacrément loin ¤_¤; C’était vraiment drôle, mais âmes sensibles habituées aux shôjo avec plein de fleurs, s’abstenir…
Sinon j’ai adoré la musique et je trouve le générique trop soft pour le groupe que c’est censé être… *aggrave son cas*
Nogizaka Haruka no Himitsu – 1 à 13
D’habitude, je me fie à l’avis de bloggeurs mieux informés que moi pour choisir les animes que je veux regarder. Mais pour Nogizaka…, je me suis fié à Animeland, qui y a consacré un petit encadré où ils comparaient cette série à Genshiken pour les références otak’ et à Haruhi pour le générique. Le synopsis avait de plus l’air assez attirant : une comédie sentimentale avec une fille en apparence parfaite sur tous les points (belle, douce, ultra-riche…) qui porte le lourd secret d’être une otaku, et un mec qui la perce à jour.
Après matage du 1er épisode, je ne peux que réclamer la démission de l’auteur de l’article qui n’avait visiblement pas pris la peine de regarder l’anime dont il parlait @_@ Je m’attendais à un anime tranche de vie plus réaliste que ça, où à un truc complètement délire à la Hayate no Gotoku. J’ai vraiment été sur le cul quand, au moment où Yuuto, le héros fade et transparent de service, découvre le secret de Haruka « Nuit Etoilée » comme prévu, celle-ci réagit comme s’il l’avait violée puis ne change absolument pas de comportement par la suite. Je m’attendais vraiment à ce qu’elle tombe le masque alors qu’en fait, elle n’en portait pas (…et là j’ai été très tenté d’arrêter immédiatement de regarder cette daube pour mon bien-être mental). Haruka n’est pas du tout une otaku, c’est l’incarnation du fantasme d’un pur otaku. Elle est juste fan d’une magical girl toute mignonne et va jusqu’à s’évanouir en feuilletant un doujin yaoi, quelle femme parfaite (achevez la… de suite). Ce n’est vraiment qu’un prétexte pour la rapprocher du héros et niveau référence, à part un cosplay de Shana, les autres étaient si bien cachées que je n’ai rien vu >_>
Bref, après un 1er épisode très comédie sentimentale cucu mais pas drôle, la suite partait un peu plus dans les délires habituels et dans la parodie. Yuuto gagne un peu plus de consistance au fil des épisodes, mais ça m’a pas mal rappelé Comic Party pour le côté très édulcoré de l’otakuisme, et les personnages stérotypés au possible (message à la populace masculine : les filles comme Haruka n’existent pas, où alors c’est le résulat d’une lobotomie). En tant qu’handicapé sentimentale, j’ai fini par trouver cette série très instructive et je dois admettre que passé le 3ème épisode, je ne me faisais plus chier, mais ça reste une série que je n’aurais jamais regardé de moi-même si on ne m’avait pas trompé (et la fin c’était vraiment n’importe quoi). Pas vraiment une bonne surprise, mais pas si nul que ça non plus… Mais la prochaine fois qu’une série me tentera après avoir lu un article dessus dans Animeland, j’irai vérifier ce que les blogs en disent -_-;
Publié dans Anime | 13 commentaires »










>




